Niger : Des soldats affirment avoir destitué le Président Mohamed Bazoum du pouvoir
Des soldats nigériens disent que le président Bazoum a été destitué et que « toutes les institutions » du pays seraient suspendues, que les frontières étaient…
Dans une déclaration diffusée à la télévision nationale, le colonel-major Amadou Abdramane a déclaré que « les forces de défense et de sécurité ont décidé de mettre fin au régime du président du Niger ».
Selon des déclarations de soldats nigériens, le président Bazoum a été destitué et les frontières du pays ont été fermées. Des membres de la Garde présidentielle auraient arrêté le président Mohamed Bazoum, ce qui a conduit à des tensions et à un coup d’État apparent dans le pays. Suite à l’échec des pourparlers, des membres mécontents de la Garde présidentielle ont barricadé l’accès à la résidence et aux bureaux du président à Niamey, la capitale.
Le colonel-major Amadou Abdramane, entouré de neuf autres militaires en uniforme, a déclaré lors d’une allocution télévisée que les forces de défense et de sécurité avaient décidé de mettre fin au régime du président Bazoum. Ils ont annoncé la suspension de « toutes les institutions » du pays, la fermeture des frontières et l’imposition d’un couvre-feu « jusqu’à nouvel ordre« .
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine ont toutes deux condamné ce qu’elles ont qualifié de « tentative de coup d’État« . Le président béninois Patrice Talon se rendait au Niger dans le cadre d’une offre de médiation pour résoudre la crise.
Le pays est également confronté à des défis liés à la pauvreté et au djihadisme, avec deux campagnes djihadistes actives dans différentes régions du pays. La situation sécuritaire précaire a entraîné une crise humanitaire et le Niger reçoit une formation et un soutien logistique des États-Unis et de la France dans ses opérations anti-jihadistes.
La destitution du président Bazoum a provoqué des réactions internationales, avec des appels à sa libération immédiate et à la résolution pacifique de la crise. La France, l’Union européenne et la Banque mondiale ont également condamné toute tentative de déstabilisation de la démocratie et de la stabilité au Niger.