Enquête, ces banques françaises complices du Génocide à Gaza
Les banques françaises sous le feu des critiques : complicité présumée dans la colonisation israélienne et le conflit à Gaza
En plus que de prélever de plus en plus de frais, les banques françaises se sont rendues coupables d’une complicité dans le génocide Israélien, à Gaza. Une enquête approfondie menée par plusieurs organisations de défense des droits humains et de solidarité avec la Palestine a mis en lumière les liens troublants entre certaines des plus grandes banques françaises et la colonisation israélienne en territoires palestiniens occupés. Ce rapport, publié récemment, soulève des questions cruciales sur la responsabilité des institutions financières dans le conflit israélo-palestinien.
Des chiffres alarmants
L’enquête révèle que quatre grandes banques françaises – BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et BPCE – figurent parmi les principaux financeurs européens d’entreprises impliquées dans les colonies israéliennes illégales. Selon le rapport de la coalition internationale Don’t Buy Into Occupation, ces banques auraient accordé un total de 13,2 milliards d’euros de prêts et de souscriptions à des entreprises d’armement fournissant l’armée israélienne.
BNP Paribas se distingue particulièrement dans ce rapport :
- Premier investisseur européen dans des sociétés impliquées dans les colonies illégales en Palestine.
- Principal créancier européen des entreprises d’armement fournissant l’armée israélienne.
- A accordé 22,2 milliards de dollars de prêts et de souscriptions entre 2020 et 2023 à des sociétés impliquées dans la colonisation
Une complicité présumée dans le conflit actuel
Les accusations ne se limitent pas à la colonisation historique. Des militants pointent du doigt le rôle présumé de ces banques dans le financement du conflit actuel à Gaza. Leïla Petit, membre de l’AFPS 41, affirme : « En mars 2024, Israël a fait une levée de fonds, et BNP Paribas a accepté de financer cette opération à hauteur de 2 milliards de dollars. Cela établit une complicité claire et directe de la BNP, car si les financements étaient coupés, le génocide serait beaucoup plus difficile à mener. »
Des engagements non respectés
Les banques françaises concernées ont toutes adhéré à des lignes directrices internationales et pris des engagements relatifs au respect des droits humains. Cependant, leurs pratiques semblent en contradiction avec ces engagements. Le rapport souligne que tant qu’elles persisteront à financer des banques et entreprises israéliennes actives dans le maintien et le développement des colonies, elles continueront à soutenir et cautionner ces dernières.
Réactions et campagnes
Face à ces révélations, plusieurs organisations ont lancé des campagnes de sensibilisation et d’action :
- La campagne « Banque complice » a été initiée par l’AFPS, Attac et BDS France le 25 septembre 2024
- Des actions locales, comme celle observée à Blois, visent à informer le public et à faire pression sur les banques
- Une pétition et un « tweestorm » avec les hashtags #BNPcomplice #banquecomplice #boycottbnp ont été lancés
Banques ciblées
Selon l’étude « Don’t buy occupation » , plus de 47 banques Européennes *financent Israël et le Génocide à Gaza à hauteur de 255 Milliards d’euros*. Voici les banques françaises qui ont financé Israël (par ordre croissant) :
- BNP Paris (8.9 Milliards d’Euros)
- HSBC (4.1 Milliards d’Euros)
- Société Général (4.3 Milliards d’Euros)
- Crédit Agricole (2.9 Milliards d’Euros)
- Banque Populaire et Caisse d’Epargne (1.2 Milliards d’Euros)
- Crédit Mutule et CIC (648 Millions d’Euros)
- Revolut (agréé directement avec la banque centrale Israélienne)
Toute personne laissant son argent chez ses banques et directement complice du Génocide à Gaza. Ceci s’applique à ses banques et à leur filiale en ligne :
- Hello Bank (filiale de la BNP)
- BoursoBank (filiale de Société générale)
- Nickel (filiale de la BNP)
- BforBank (filiale de la BNP)
- Fortuneo (filiale de Crédit Mutuel)
- Monabanq (filiale de Crédit Mutuel)
- LCL (filiale du groupe Crédit Agricole)
- BRED (filiale du groupe Banque Populaire)
Les alternatives possibles :
- Ma French Bank
- Laymoon (solution 100% Halal)
Alternatives
Face à ce phénomène. De nombreuses néobanques se proposent comme alternatives aux banques traditionelles trop souvent entâchées de financement de conflits, de génocides ou même de destruction de la planète. Des solutions comme Green-Got ou Helios ont par exemple vu le jour, proposant des solutions éthiques et préservant la planète. Nous avions eu l’occasion également sur le journal du musulman d’interviewer Younes El Adly, fondateur de Laymoon, une néo banque Halal, qui vise à proposer des solutions conforme à l’éthique musulmane.
Conclusion
Cette enquête soulève des questions importantes sur le rôle des institutions financières dans les conflits internationaux et les violations des droits humains. Alors que la situation à Gaza continue de se détériorer, le débat sur la responsabilité des banques françaises dans ce conflit risque de s’intensifier. Il reste à voir comment ces institutions et le gouvernement français réagiront face à ces accusations et s’ils prendront des mesures concrètes pour adresser ces préoccupations.