Californie-Texas : Plus de 100 étudiants arrêtés pour une manifestation en solidarité avec Gaza
Les tensions sont montés dans plusieurs campus universitaires américains alors que des manifestations étudiantes en solidarité avec Gaza ont conduit à l’arrestation de plus de 100 étudiants en Californie et au Texas.
Des arrestations lors de protestations
Les incidents les plus marquants se sont déroulés à l’Université du Texas à Austin (UT Austin) et à l’Université de Californie du Sud (USC), où la police a réprimé des manifestations étudiantes contre la guerre menée par Israël à Gaza. Parallèlement, des étudiants de Harvard et de Brown ont bravé les menaces d’actions disciplinaires pour installer des campements de protestation en solidarité avec les Palestiniens de Gaza.
Cette vague de protestations a débuté la semaine dernière à l’Université Columbia à New York et s’est depuis propagée à travers le pays, exigeant des universités qu’elles rompent leurs liens financiers avec Israël et se désinvestissent des entreprises accusées de soutenir la guerre à Gaza.
Des sanctions contre les manifestants
Les manifestations, bien que pacifiques et respectueuses dans leur majorité, ont été confrontées à une répression musclée dans de nombreuses universités, sur fond d’accusations d’antisémitisme. Le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, a déclaré que les protestataires « méritaient d’être en prison » et a appelé à l’expulsion des étudiants participant à ce qu’il a qualifié de « manifestations haineuses et antisémites ».
Cependant, les défenseurs des droits des étudiants affirment que ces manifestations ne sont en rien antisémites, mais plutôt des appels à la solidarité en faveur des droits des Palestiniens.
À l’USC à Los Angeles, des étudiants ont été arrêtés alors qu’ils tentaient d’installer un campement de protestation. Le proviseur de l’université, Andrew Guzman, a invoqué des menaces à la sécurité de la communauté universitaire pour justifier l’intervention policière.
À Harvard et à Brown, malgré les avertissements des autorités universitaires, les étudiants ont maintenu leurs campements de protestation, exigeant notamment le désinvestissement de l’université vis-à-vis d’Israël.
La Maison Blanche a affirmé son soutien à la liberté d’expression et au débat sur les campus universitaires, tandis que des voix s’élèvent pour défendre le droit des étudiants à manifester pacifiquement en faveur des droits humains et de la justice sociale.