Actualité

Belgique : Le programme d’éducation d’Evras a suscité la colère des musulmans et des catholiques

Les cours sont obligatoires de la 3e maternelle à la 3e secondaire

1 500 Personnes se sont rassemblées dimanche 17 septembre à Bruxelles, selon L’Avenir, brandissant des pancartes « pédophilie déguisée« , ou encore « ne touchez pas à nos enfants« 

Adopté par décret depuis le 7 septembre dernier en Belgique francophone, le programme « Evras » est inclus dans l’enseignement d’études scolaires.

Le programme en réalité, existe depuis 2012 et est dispensé par des animateurs des planning familiaux, bien que seulement 20 % des écoles le proposent en raison de contraintes budgétaires. Le décret du 7 septembre rend désormais son enseignement obligatoire dans toute la Fédération Wallonie Bruxelles. Il vise soit-disant à fournir des informations aux élèves de sixième et de seconde pour les aider à comprendre des questions qui se posent à la puberté.

« L’EVRAS vise à accompagner les enfants et les adolescent·es dans le développement de leur vie relationnelle, affective et sexuelle. L’objectif est de les aider à devenir des adultes épanoui·es. L’EVRAS en milieu scolaire permet à chaque enfant et jeune d’avoir accès à des informations fiables, complètes et adaptées à leur âge » un extrait du site officiel de l’evras.

« Les cours sont obligatoires de la 3e maternelle à la 3e secondaire » a témoigné une mère soucieuse de l’avenir de son enfant. De nombreuses familles aux croyances conservatrices, musulmans et catholiques ont exprimé leur inquiétude.

1 500 Personnes se sont rassemblées le dimanche 17 septembre à Bruxelles, selon L’Avenir, brandissant des pancartes « pédophilie déguisée« , ou encore « ne touchez pas à nos enfants« .

Le mouvement accuse le programme de pervertir les enfants et de les inciter à la sexualité précoce. Une pétition a circulé et a été signée par un maximum de personnes pour s’opposer à ce dernier.

Le programme va à l’encontre des valeurs religieuses, certains enfants en ont été traumatisé.

La ministre de l’Education de la Fédération Wallonie Bruxelles, Caroline Désir, a par ailleurs démenti la semaine dernière les allégations diffusées par le réseau anti-Evras.